Où aller dans le centre de la Sardaigne est une question qui mérite une véritable préparation. Cette région majestueuse n’est pas qu’un simple arrière-plan pour la côte. C’est un lieu avec sa propre logique et son propre rythme. Une beauté qui ne s’annonce pas bruyamment. La Barbagia, le golfe d’Orosei, la péninsule du Sinis près d’Oristano et les montagnes du Gennargentu offrent chacun quelque chose d’unique. Choisissez une zone, ou combinez-en deux. Mais venez avec du temps. Le centre de la Sardaigne ne récompense pas la précipitation. Avez-vous déjà pris le temps d’explorer une région sans regarder votre montre ? C’est exactement ce qu’il faut faire ici.

Où aller dans le centre de la Sardaigne : un aperçu des régions
Avant de plonger dans les détails, il est très utile de voir les quatre zones principales d’un seul coup d’œil.
| Zone | Villes principales | À quoi s’attendre | Meilleure saison |
|---|---|---|---|
| Barbagia / Nuoro | Nuoro, Orgosolo, Mamoiada, Oliena | Villages de montagne, peintures murales, masques, sites nuragiques, vin Cannonau | Printemps, automne (Automne en Barbagia : oct-nov) |
| Ogliastra / Golfe d’Orosei | Cala Gonone, Baunei, Arbatax | Plages accessibles en bateau, randonnées sur les falaises, plongée, culture Zone Bleue | Juin-septembre pour la mer, printemps pour le trekking |
| Oristano / Sinis | Oristano, Cabras, Barumini, Gesturi | Ruines punico-romaines, plages de quartz, chevaux sauvages de la Giara | Avril-juin, septembre-octobre |
| Gennargentu | Dorgali, Urzulei, Fonni, Aritzo | Les plus hauts sommets de Sardaigne, canyon de Gorropu, forêts de chênes verts | Fin du printemps et début de l’automne |
Chaque zone possède une personnalité bien distincte. Une semaine sur place ? Choisissez-en deux maximum. Deux semaines complètes ? Vous pourrez explorer les quatre correctement sans vous épuiser.
La Barbagia et Nuoro : le cœur culturel de l’île
La Barbagia est le nom que les Romains ont donné à cet intérieur montagneux qu’ils n’ont jamais pu conquérir totalement. Le nom est resté. L’attitude aussi. C’est la région la plus traditionnelle de Sardaigne avec son granit rouge, ses chênes-lièges et ses festivals vieux de plusieurs siècles. On a parfois l’impression que le monde extérieur est un développement très récent.
La zone s’étend sur la province de Nuoro et certaines parties de l’Ogliastra. Venir ici nécessite une voiture. Les transports publics n’existent que de nom pour la grande majorité des villages isolés.
Nuoro


Nuoro se trouve au centre de cette région. C’est une ville provinciale connue pour produire une part disproportionnée de la littérature italienne. Grazia Deledda, la seule femme italienne à avoir remporté le prix Nobel de littérature, y est née en 1871. Le Museo Deleddiano occupe sa maison d’enfance et mérite largement une heure de votre temps.
L’attraction culturelle principale reste le Museo della Vita e delle Tradizioni Popolari Sarde. C’est l’une des plus grandes collections ethnographiques du sud de l’Europe. Costumes traditionnels, masques fascinants, outils pastoraux et travaux textiles de toute l’île s’y trouvent. Si vous voulez comprendre la culture locale avant de rouler vers les villages, commencez impérativement ici.
Orgosolo et ses peintures murales


Orgosolo se trouve à environ 20 kilomètres au sud de Nuoro. Le village repose sur une colline qui semble n’avoir pas beaucoup changé depuis les années 1950. En réalité, tout a basculé en 1969. Un enseignant local a commencé à commander des peintures murales politiques sur les murs du village. Aujourd’hui, il y en a plus de 200. Elles couvrent tout, de la Résistance italienne à la guerre du Vietnam, en passant par les droits fonciers et l’identité sarde.
Elles sont gratuites, entièrement libres d’accès et réparties dans toute la ville. Un après-midi avec de bonnes chaussures de marche suffit. Orgosolo produit également l’un des vins Cannonau les plus respectés de Barbagia. Un verre dans une cantina locale n’est absolument pas une option facultative, c’est une véritable immersion gustative.
Mamoiada
Mamoiada porte l’une des traditions de carnaval les plus puissantes de la Méditerranée. Les protagonistes absolus sont les Mamuthones. Ce sont des figures masquées vêtues de lourdes peaux de mouton noires. Leurs dos sont chargés de grosses cloches de vache. Ils traversent le village dans une lente procession hypnotique. Leurs homologues, les Issohadores, portent des lassos en corde colorée et capturent allègrement les spectateurs.
L’origine de ce rituel reste très incertaine. Certains anthropologues relient les masques à des pratiques rituelles pré-nuragiques. D’autres y voient des cérémonies médiévales. L’effet est dans tous les cas saisissant.
Le Museo delle Maschere Mediterranee du village remet tout en contexte de manière brillante. Il couvre les traditions de carnaval à travers la Sardaigne et le monde méditerranéen au sens large. L’entrée coûte quelques euros et la documentation y est extrêmement sérieuse.
Oliena et le Supramonte


Oliena se trouve directement sous le Monte Corrasi (1 463 mètres). C’est l’un des sommets les plus acérés et photogéniques de la chaîne du Supramonte. La ville est très connue pour le Nepente di Oliena. Ce vin puissant à base de Cannonau possède une identité locale farouche. La ville est aussi l’un des deux principaux points d’accès au Supramonte lui-même.
Juste à l’extérieur de la ville, les sources de Su Gologone émergent du massif calcaire à une température constante de 8°C. Le flux reste puissant et actif même pendant les étés les plus secs. Il est alimenté par un système karstique souterrain massif qui draine tout le Supramonte. C’est un excellent lieu de baignade par temps chaud.
Depuis Oliena, des visites guidées permettent d’accéder à la vallée de Lanaitho et au site de Tiscali décrit ci-dessous.
Tiscali : le village nuragique caché dans la montagne


Tiscali n’est pas le site le plus visité de Sardaigne. Il devrait clairement l’être. À l’intérieur d’une doline de grotte effondrée dans le Supramonte se trouvent les ruines d’un village nuragique datant de l’âge du bronze et du fer. Le site est caché de toute route et accessible uniquement à pied. La doline s’est formée il y a environ 900 000 ans lorsque le toit de la grotte s’est affaissé. Les anciens Sardes s’y sont installés en utilisant les parois rocheuses massives comme fortification naturelle.
La randonnée dure 3 à 4 heures aller-retour depuis la vallée de Lanaitho. Le terrain est très rocailleux. Des chaussures de montagne solides sont indispensables. Un guide est vivement recommandé car le sentier est mal balisé et parfois déroutant. L’effort physique est bien réel. La récompense l’est tout autant. Très peu de sites archéologiques en Europe offrent une telle combinaison d’accès physique exigeant et de cadre véritablement isolé.
L’Ogliastra et le golfe d’Orosei : la côte est sauvage


Le golfe d’Orosei est un tronçon de côte spectaculaire. Les montagnes y descendent presque jusqu’à la ligne de flottaison. Elles ne laissent littéralement aucune place pour les routes côtières. Le résultat est une série de criques idylliques accessibles uniquement en bateau ou à pied. Ce n’est pas un simple argument marketing. La plupart des meilleures plages ici sont véritablement inaccessibles en voiture.
L’Ogliastra est aussi l’une des Zones Bleues vérifiées au monde. Ce sont des régions précises où les habitants vivent beaucoup plus longtemps que la moyenne mondiale. La National Geographic Society a identifié l’Ogliastra comme l’une des cinq zones de ce type à l’échelle mondiale. L’alimentation pure, l’activité physique constante, la forte cohésion communautaire et la génétique locale expliquent cette longévité fascinante.
Cala Gonone
Cala Gonone est la base principale pour explorer ce golfe mythique. C’est une petite station balnéaire avec un port fonctionnel. On y trouve de bons hôtels, des restaurants de fruits de mer et un excellent centre de plongée. Des départs quotidiens en bateau vers les criques du sud y sont parfaitement organisés. Ce n’est pas un endroit calme en août. Cependant, la ville est stratégiquement positionnée et possède tout ce dont vous avez besoin.
On y arrive en voiture depuis Dorgali via la route SS125, qui plonge abruptement vers la côte. La route est excellente mais nécessite toute votre attention en raison des lacets. Le parking près du port se remplit très vite en été. Arrivez tôt ou marchez simplement depuis votre logement.
Les plages du golfe d’Orosei


Les plages du golfe d’Orosei comptent parmi les plus célèbres et photographiées de Sardaigne. Chacune possède un caractère bien différent.
- Cala Luna : la plus accessible de toutes. On y accède en bateau ou à pied via les impressionnantes gorges de la Codula di Luna. De grandes grottes marines majestueuses bordent son côté nord. Un petit bar fonctionne pendant la saison estivale.
- Cala Goloritzè : un monument naturel protégé par l’UNESCO depuis 1993. Les bateaux à moteur ne peuvent pas s’y amarrer. Ils s’arrêtent au large et les visiteurs arrivent en nageant. L’arche de calcaire pointue au-dessus de la crique est son emblème absolu.
- Cala Mariolu : une plage de petits galets au bleu très profond. Elle est constamment classée parmi les plus belles criques de toute la Sardaigne. Le meilleur moyen de l’atteindre reste le bateau pneumatique.
- Cala Sisine : plus calme et un peu moins visitée que ses voisines. La randonnée exigeante depuis le plateau supérieur prend environ quatre heures.
Il est possible de visiter les quatre en une seule journée lors d’une excursion en bateau bien organisée. C’est l’approche la plus pratique pour la grande majorité des voyageurs.
Baunei et le Selvaggio Blu
Baunei se trouve sur un vaste plateau au-dessus de la côte. C’est le point de départ du légendaire Selvaggio Blu. C’est un itinéraire de trekking et d’escalade extrême sur plusieurs jours. Il s’étend sur environ 40 kilomètres le long de la côte abrupte entre Santa Maria Navarrese et Cala Gonone.
Soyez très clair sur ce que cela implique. Des cordes, des harnais d’escalade, des nuits en bivouac dans des grottes et une expérience préalable très significative sont obligatoires. Ce n’est pas un itinéraire de randonnée au sens conventionnel du terme. Si vous n’êtes pas un trekkeur très expérimenté, réservez une version guidée ou revenez quand vous serez prêt.
L’Altopiano del Golgo près de Baunei est beaucoup plus accessible. C’est un plateau basaltique plat avec des traces nuragiques fascinantes. Le gouffre de Su Sterru y plonge à 270 mètres de profondeur, l’un des plus profonds d’Europe.
Arbatax et les roches rouges


Arbatax est une ville portuaire située à l’extrémité sud de l’Ogliastra. C’est là que se termine la pittoresque ligne du chemin de fer à voie étroite, le Trenino Verde. La ville elle-même est classique, mais les roches rouges en porphyre du Capo Bellavista sont authentiquement remarquables. Ces formations déchiquetées de granit rougeâtre s’élèvent directement de la mer. Elles sont uniques sur toute l’île.
Arbatax propose également d’excellentes liaisons par ferry vers Civitavecchia et Gênes en Italie continentale. C’est une porte d’entrée très pratique si vous arrivez par la mer.
Oristano et la péninsule du Sinis : archéologie et plages de quartz


Oristano est la moins touristique des quatre capitales provinciales de Sardaigne. Il n’y a pas de grand aéroport à proximité immédiate. Il n’y a pas de littoral mondialement célèbre directement rattaché au nom de la ville. Mais pour les amateurs d’archéologie, de plages insolites et de territoires authentiques, c’est l’une des régions les plus enrichissantes.
Le territoire environnant est riche. Il comprend Tharros, la péninsule du Sinis, les zones humides de Cabras (source de la très prisée poutargue de mulet sarde) et le plateau de la Giara di Gesturi à l’est.
Tharros


Tharros occupe la pointe spectaculaire de la péninsule du Sinis. C’est une étroite langue de terre située entre deux lagunes bleues. Le site a d’abord été colonisé par les Phéniciens vers le 8ème siècle avant JC. Il a été agrandi par les Carthaginois, puis massivement développé par les Romains. Ces derniers y ont construit de superbes thermes, des temples et un petit théâtre face à l’eau.
Se promener dans les ruines antiques avec la mer des deux côtés est une expérience rare. Peu de sites en Europe peuvent reproduire cette magie. Le site est compact. Deux heures de marche suffisent amplement pour bien l’explorer. La combinaison des couches phéniciennes, puniques et romaines raconte en détail la longue et complexe histoire de ce carrefour méditerranéen.
Is Arutas et Mari Ermi


Is Arutas et Mari Ermi sont deux plages uniques sur la péninsule du Sinis. Le sable est composé de petits cristaux de quartz très clairs. Ils sont légèrement translucides et très granuleux au toucher. Ce matériau exceptionnel provient de l’érosion séculaire de formations granitiques au large, notamment de l’île de Mal di Ventre.
Quelques notes pratiques incontournables pour l’été. Le stationnement à Is Arutas est contrôlé et se remplit avant 10 heures en juillet et août. La plage est strictement protégée. Retirer du sable est un délit pénal lourdement sanctionné. Appliquer de la crème solaire chimique dans l’eau y est également restreint dans la zone protégée. Venez en mai ou en septembre. Ces plages lumineuses seront pratiquement à vous seuls.
Nuraghe Losa


Le Nuraghe Losa se situe près d’Abbasanta, juste à côté de l’autoroute principale nord-sud SS131. C’est l’un des complexes nuragiques les plus vastes et complets de Sardaigne. Il conserve une imposante tour trilobée, un village extérieur complexe et un bastion massif. Son état général est excellent compte tenu de ses 3 500 ans d’histoire.
C’est un arrêt logistique très pratique si vous conduisez entre Cagliari et le nord de l’île. La sortie d’autoroute est à seulement cinq minutes. Prévoyez 90 minutes pour visiter tranquillement le site et le petit musée archéologique attenant.
Giara di Gesturi : chevaux sauvages sur un plateau volcanique


La Giara di Gesturi est un rude plateau basaltique situé à environ 550 mètres d’altitude. Sa superficie approche les 50 kilomètres carrés. Il a été formé par un ancien volcanisme intense et est resté largement intact. Ses bords extrêmement escarpés découragent l’accès occasionnel et le développement urbain.
Le plateau abrite les Cavallini della Giara. C’est une petite race fascinante de chevaux sauvages mesurant environ 1,2 mètre au garrot. Ils vivent ici librement depuis l’Antiquité. Ce sont d’ailleurs les seuls chevaux sauvages restants en Europe en dehors de certaines zones ibériques isolées. Environ 700 individus survivent aujourd’hui dans ce sanctuaire.
Dans mon expérience, marcher sur le plateau au printemps est inoubliable. Les petits étangs saisonniers (appelés paulis) sont pleins et couverts de fleurs d’eau. Les chevaux sont bien visibles au loin. Un guide des villages voisins fait une différence majeure pour localiser les animaux sans les effrayer.
Le Gennargentu : les montagnes au cœur de la Sardaigne


Le Gennargentu est la plus haute chaîne de montagnes de Sardaigne. C’est le cœur sauvage du parc national du même nom. Le point culminant, la Punta La Marmora, atteint 1 834 mètres d’altitude. Ce chiffre est modeste par rapport aux Alpes, mais extrêmement imposant pour une île méditerranéenne.
Ces montagnes sont vastes, arrondies et denses. Couvertes de chênes verts, de chênes-lièges et de bruyère épaisse, elles offrent un sentiment d’isolement total que la côte ne possède pas. En hiver, les plus hauts sommets reçoivent souvent de la neige. En juillet et août, la chaleur intérieure torride rend les longues randonnées très difficiles.
Le canyon de Gorropu


Gorropu est le canyon le plus profond de Sardaigne. C’est aussi l’un des plus profonds et spectaculaires du sud de l’Europe. Dans certaines sections impressionnantes, les parois verticales atteignent 500 mètres de haut. Elles ne sont séparées que de quelques mètres à peine au sommet. L’ombre y est quasi permanente.
L’approche classique par la vallée du Rio Flumineddu implique de marcher dans un lit de rivière asséché rempli d’énormes rochers blancs. Ce n’est pas un chemin pittoresque et bien tracé. C’est un pur exercice d’équilibre exigeant de très bonnes chaussures. La randonnée complète dure de 4 à 5 heures. Une visite guidée au départ de Dorgali supprime tout problème de navigation et ajoute un précieux contexte géologique.
Une règle d’or que tous les locaux respectent. Ne tentez jamais Gorropu entre octobre et mai sans vérifier méticuleusement les conditions météorologiques. Le vaste système karstique au-dessus peut canaliser des torrents d’eau très rapidement dans le fond du canyon après une forte pluie.
Randonnée dans le Gennargentu
L’ascension de la Punta La Marmora depuis Fonni ou le domaine skiable de Bruncu Spina est une belle randonnée d’une demi-journée. Elle est tout à fait accessible à la plupart des personnes en bonne condition physique. Par temps clair, la vue panoramique s’étend sur presque toute l’île. Les jours exceptionnels, baignés par le vent, les côtes de la Corse et du continent italien sont même visibles à l’horizon.
Les forêts anciennes abritent des mouflons agiles, de superbes cerfs sardes et des rapaces majestueux. L’aigle royal et le rare faucon d’Éléonore règnent en maîtres dans le ciel. Ce faucon particulier est très visible d’août à octobre avant d’entamer sa longue migration vers Madagascar.
Que faire dans le centre de la Sardaigne : les meilleures activités (par un habitant)


Les activités listées ci-dessous sont toutes rigoureusement vérifiées en tant que réservations actives et fiables. Pour chacune d’elles, j’ai indiqué s’il s’agit d’une option accessible au niveau du budget ou d’une expérience de type premium.
Randonnée guidée dans le canyon de Gorropu
Une randonnée guidée d’une journée complète depuis Orosei dans les profondeurs fascinantes du canyon. L’itinéraire couvre environ 7 kilomètres au total. Il faut compter environ 4,5 heures de marche active et d’escalade légère. La prise en charge confortable est disponible depuis Orosei, Dorgali et Oliena. Avec plus de 300 avis vérifiés très positifs, c’est l’une des expériences de plein air les plus constantes et fiables de toute la région.
Réserver la randonnée guidée du canyon de Gorropu sur Viator
Excursion d’une journée à Monte Tiscali
Un trekking guidé expert vers le village nuragique caché à l’intérieur de la doline de la vallée de Lanaitho. Le sentier exigeant implique de l’escalade légère sur des rochers glissants et un terrain très accidenté. Le ramassage depuis Orosei ou Oliena est inclus dans l’offre. C’est l’un des très rares moyens d’atteindre Tiscali sans se perdre sur des sentiers de bergers non balisés, tout en bénéficiant de commentaires archéologiques précis.
Réserver l’excursion d’une journée à Monte Tiscali sur Viator
Visite d’Orgosolo et déjeuner en plein air avec des bergers
Une expérience culturelle d’une demi-journée couvrant les puissantes peintures murales d’Orgosolo à pied. Elle est suivie d’un authentique déjeuner copieux avec une famille de bergers dans les montagnes du Supramonte. Ce déjeuner rustique est le véritable point d’orgue de la journée. Du porcetto (cochon de lait) cuit très lentement à la broche, du fromage pecorino local, du pane carasau croustillant et du vin rouge Cannonau. Ce type d’immersion humaine est presque impossible à organiser seul.
Réserver la visite d’Orgosolo avec déjeuner berger sur Viator
Expérience Barbagia : Mamoiada et Orgosolo depuis Cagliari
Une journée complète en petit groupe intimiste au départ de Cagliari en minibus confortable de 9 places. Cette formule astucieuse combine Mamoiada (le musée des masques et un authentique atelier d’artisan) et Orgosolo (les peintures murales et une dégustation de vin corsé). Un déjeuner traditionnel est bien entendu inclus. C’est une excellente option logistique et pratique si vous êtes basé dans le sud de l’île pour vos vacances.
Réserver l’expérience Barbagia depuis Cagliari sur Viator
Excursion en canot pneumatique dans le golfe d’Orosei depuis Cala Gonone
Une excursion d’une journée entière en canot pneumatique rapide au départ de Cala Gonone. Elle couvre Cala Luna, Cala Mariolu, les magnifiques grottes marines profondes et plusieurs arrêts baignade intermédiaires. Le format canot est nettement plus intime que les gros bateaux à moteur bondés. Il permet surtout des arrêts dans des eaux beaucoup moins profondes, tout près des impressionnantes parois rocheuses blanches. Réservez très longtemps à l’avance, car cela se vend des semaines à l’avance en juillet et août.
Réserver l’excursion en canot dans le golfe d’Orosei sur Viator


Croisière dans le golfe d’Orosei avec Cala Goloritzè (GetYourGuide)
Une croisière d’une journée en bateau à moteur classique depuis le port de Cala Gonone. Elle couvre les plages de Cala Mariolu, Cala Luna et prévoit un superbe arrêt photo incontournable devant Cala Goloritzè. L’amarrage direct des bateaux à moteur n’est absolument pas autorisé dans cette zone hautement protégée. Trois longs arrêts baignade d’au moins une heure chacun sont prévus. Avec plus de 1 100 avis positifs, c’est l’option budgétaire la plus accessible et rassurante pour explorer le golfe sans effort.
Réserver la croisière dans le golfe d’Orosei sur GetYourGuide
Su Nuraxi Barumini et Giara di Gesturi (GetYourGuide)
Une visite complète combinant le seul site de Sardaigne classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’immense complexe nuragique de Su Nuraxi di Barumini, avec une exploration du plateau sauvage de la Giara di Gesturi. Le droit d’entrée officiel au site de Su Nuraxi s’achète directement sur place et n’est pas inclus dans le prix de base.
- Option économique (4 heures, petit groupe très matinal depuis Cagliari) : Réserver sur GetYourGuide
- Option Premium (6 heures avec longue promenade guidée dans la Giara et belle dégustation de Cannonau) : Réserver sur GetYourGuide
Se déplacer : location de voiture dans le centre de la Sardaigne
Il n’y a malheureusement aucun moyen d’adoucir cette réalité cruelle. Sans voiture de location, le centre de la Sardaigne est pratiquement impossible à explorer. Les liaisons en bus régionaux entre les villes principales existent bien. Cependant, les services vers les points de départ de sentiers isolés, les plages sauvages et les sites archéologiques en pleine nature sont tout simplement inexistants. Parfois, ils ne fonctionnent qu’une seule fois par jour à des heures très peu pratiques pour les touristes.
Les aéroports majeurs les plus proches de cette région centrale complexe sont Cagliari tout au sud, Olbia au nord-est et Alghero au nord-ouest. Depuis n’importe lequel d’entre eux, récupérer une voiture de location solide à l’aéroport est la seule vraie bonne décision logistique.
Vous pouvez facilement comparer les prix et réserver directement en toute sécurité :
- Aéroport de Cagliari : DiscoverCars – Cagliari CAG
- Aéroport d’Olbia : DiscoverCars – Olbia OLB
- Aéroport d’Alghero : DiscoverCars – Alghero
Réservez très longtemps à l’avance si vous voyagez pendant les mois très chargés de juillet ou d’août. Les voitures se vendent très vite. Les prix de dernière minute dans les aéroports sardes en haute saison estivale sont constamment et douloureusement excessifs. Une petite voiture diesel ou hybride nerveuse fonctionne à merveille sur la sinueuse SS125 et les routes de montagne étroites. Évitez les voitures de sport très basses si vous prévoyez de rouler sur les pistes poussiéreuses du plateau de la Giara.
Où dormir dans le centre de la Sardaigne
La bonne base dépend entièrement de la zone exacte que vous privilégiez dans votre itinéraire. Voici cinq excellentes options hôtelières qui couvrent les secteurs principaux de manière très optimale.
Su Gologone Experience Hotel, Oliena (Barbagia). Situé sur un vaste domaine de 10 hectares sous les falaises du Monte Corrasi, c’est l’hôtel le plus distinctif de tout l’intérieur de l’île. Un restaurant extrêmement célèbre sert une cuisine traditionnelle authentique de la Barbagia. L’art sarde coloré recouvre absolument chaque surface disponible. Piscine, spa relaxant et accès direct privilégié aux sentiers du Supramonte. C’est une base luxueuse pour toute la région. Catégorie Premium.
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Margaida Boutique Hotel & SPA, Cala Gonone. Un superbe hôtel 4 étoiles paisible, strictement réservé aux adultes. Il se trouve à seulement deux petites minutes à pied de la plage principale de Cala Gonone. Piscine à débordement élégante, vues sublimes sur la mer et installations de spa complètes. C’est de loin la meilleure option en ville pour allier confort absolu et accès rapide aux bateaux du golfe. Catégorie Premium.
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Hotel Cala Luna, Cala Gonone. Établissement familial très accueillant situé en bord de mer. Il propose trois bons restaurants, dont un bar très prisé sur le toit offrant une vue imprenable sur la baie bleue. Il se trouve à une courte distance de marche du port animé et des départs des nombreuses excursions en bateau. Toujours très bien noté par les voyageurs pour son emplacement et son personnel souriant. Milieu de gamme.
Réserver Hotel Cala Luna sur Booking.com
La Favorita Hotel, Cala Gonone. Un charmant 3 étoiles, situé directement sur la promenade piétonne du front de mer. Il est incroyablement noté 9,8 par les couples pour son emplacement vraiment parfait. Un choix extrêmement fiable, propre et abordable à quelques pas seulement du port de plaisance. Budget très accessible.
Réserver La Favorita Hotel sur Booking.com
Mariano IV Palace Hotel, Oristano. Un solide hôtel 3 étoiles très central dans la ville d’Oristano. Grand parking gratuit, restaurant interne proposant un menu sarde très authentique. Il se trouve à une très courte distance de marche du joli centre historique et des connexions de bus vers la péninsule du Sinis. C’est la base pratique idéale et stratégique pour explorer Tharros et les fameuses plages de quartz. Milieu de gamme.
Réserver Mariano IV Palace Hotel sur Booking.com
Le point de vue local : ce que pensent les Sardes


Tout ce qui concerne le vaste centre de la Sardaigne n’est pas aussi lisse et simple que les sublimes photographies de voyage le suggèrent. Voici les vérités cruciales qu’il faut absolument connaître avant de faire vos valises.
Sur la côte d’Oristano et le fameux Maestrale. La péninsule du Sinis et les plages autour d’Oristano sont directement exposées aux caprices du Maestrale. C’est le vent froid du nord-ouest qui est une caractéristique structurelle incontournable de la météo estivale sarde. Des vents violents de 30 à 50 km/h sont très fréquents en juillet, particulièrement l’après-midi. Ils peuvent arriver très soudainement.
Is Arutas et Mari Ermi font directement face à l’ouest. Elles sont magnifiques par temps calme. Elles deviennent vite très agitées et grises quand le vent se lève avec force. La clarté parfaite de l’eau que vous voyez sur les photos exige impérativement une mer calme. Si vous arrivez et que les vagues sont fortes et blanchissantes, ne soyez pas déçus. Revenez simplement le lendemain matin tôt.
Sur le golfe d’Orosei en plein mois d’août. Chaque belle photographie idyllique de Cala Luna ou de Cala Mariolu en août a été prise très tôt le matin. Ou alors, elle a été recadrée pour exclure habilement la multitude de bateaux. En plein été bouillonnant, ces plages étroites reçoivent des centaines de visiteurs quotidiens. Des dizaines de bateaux à moteur ancrent juste au large. L’eau reste véritablement claire et transparente. Le cadre naturel est bien réel. Mais la solitude romantique des photographies est malheureusement fausse. Avez-vous peur de la foule ? Venez en juin ou en septembre si le calme compte vraiment pour vous.
Sur Gorropu et les dangers de la pluie. Le canyon vaut absolument le détour exténuant. Mais n’oubliez jamais que c’est un système karstique calcaire très complexe. Il canalise l’eau du vaste plateau supérieur de manière extrêmement rapide et brutale. La piste d’accès difficile le long du lit de la rivière est très sûre par beau temps sec. Elle devient mortellement dangereuse après de fortes précipitations soudaines. Les personnes sages qui vivent près de Dorgali et d’Urzulei n’y vont jamais, au grand jamais, en automne ou en hiver sans vérifier méticuleusement les conditions locales. Écoutez toujours attentivement votre guide sur ce point vital de sécurité.
Sur l’Automne en Barbagia. D’octobre à novembre, les différents villages de la Barbagia organisent tour à tour de grandes journées portes ouvertes très festives. C’est le célèbre et chaleureux festival Autunno in Barbagia. Les artisans fiers ouvrent leurs ateliers poussiéreux. De très grands repas communaux joyeux sont installés directement dans les rues étroites.
Les produits locaux y sont vendus à prix d’or et les démonstrations traditionnelles résonnent toute la journée. Chaque week-end, un village différent participe activement. On y croise des tisserands patients, des orfèvres minutieux, des couteliers précis et d’impressionnants sculpteurs de masques à Mamoiada. Selon de très nombreux Sardes locaux, c’est de loin la meilleure période de toute l’année pour visiter l’intérieur mystérieux des terres. Les foules estivales ont disparu. L’air y est délicieusement frais. Les villages vous montrent enfin quelque chose de vrai que la saison estivale dissimule.
Le calendrier officiel est sagement publié chaque année sur le site autunnoinbarbagia.it.
FAQ sur le centre de la Sardaigne
Pour quoi le centre de la Sardaigne est-il vraiment connu ?
Le centre de la Sardaigne est mondialement connu pour les montagnes majestueuses de la Barbagia et leur forte culture villageoise intacte. Il brille par le golfe d’Orosei et ses plages sublimes accessibles uniquement par la mer. Le grand parc national du Gennargentu, la péninsule historique du Sinis avec les ruines de Tharros et la Giara di Gesturi complètent ce tableau très riche. L’Ogliastra est également très célèbre auprès des scientifiques comme l’une des cinq Zones Bleues vérifiées au monde.
Le centre de la Sardaigne vaut-il vraiment le détour pendant les vacances ?
Oui, de manière absolue et catégorique. Surtout si vous recherchez activement autre chose que le simple tourisme balnéaire classique de masse. L’intérieur rude de l’île récompense largement les personnes sincèrement intéressées par l’archéologie antique, la randonnée sérieuse, la gastronomie locale riche et la vraie vie de village montagnard. Il nécessite obligatoirement une voiture et une solide planification préalable. Ces facteurs précis maintiennent heureusement le nombre de visiteurs beaucoup plus bas que sur les côtes principales. C’est exactement ce qui fait tout son charme.
Comment se déplacer efficacement dans le centre de la Sardaigne sans louer de voiture ?
Avec une immense et constante difficulté. Des bus régionaux lents relient les villes principales de manière basique. Le charmant petit train à voie étroite Trenino Verde traverse laborieusement quelques sections de l’intérieur. Mais la grande majorité des points de départ de sentiers, des plages isolées et des sites villageois ne disposent d’aucun transport public utile pour un touriste. Les excursions organisées onéreuses au départ de Cagliari, Cala Gonone ou Olbia restent la seule véritable alternative pragmatique si vous refusez catégoriquement de conduire.
Quelle est la meilleure période de l’année pour visiter le centre de la Sardaigne ?
Cela dépend entièrement de vos priorités personnelles de voyage. Pour profiter pleinement des plages du golfe d’Orosei, privilégiez fortement juin et septembre. Pour découvrir les villages ruraux de la Barbagia et leur culture, octobre et novembre sont parfaits (grâce au festival Automne en Barbagia). Pour la randonnée sportive dans le Gennargentu, visez fin avril jusqu’à fin juin. Oristano et le magnifique Sinis sont superbes d’avril à octobre, avec des plages de quartz exceptionnelles en mai, juin et septembre.
Y a-t-il vraiment de belles plages dans cette région centrale de la Sardaigne ?
Oui, ce sont même parmi les meilleures et les plus réputées de toute l’île. Le golfe d’Orosei (avec Cala Luna, Cala Mariolu et Cala Goloritzè) s’étend le long de la très sauvage côte est. La péninsule du Sinis, située près d’Oristano à l’ouest, offre Is Arutas et Mari Ermi avec leur sublime sable fin de cristaux de quartz. Ces deux zones majestueuses sont visuellement très différentes. Les plages du golfe sont nichées sous de hautes falaises calcaires avec une eau turquoise très profonde. Les plages du Sinis sont beaucoup plus plates, très ouvertes et si pâles qu’elles semblent presque blanches de loin.
Qu’est-ce que le fameux festival Autunno in Barbagia ?
Autunno in Barbagia est un festival culturel très immersif organisé chaque automne, généralement d’octobre à novembre. Les villages isolés de la Barbagia organisent tour à tour de chaleureuses journées portes ouvertes au public. La nourriture communale abondante y est servie en plein air dans les rues pavées. C’est de très loin le moyen le plus accessible et agréable pour un visiteur étranger de vivre intimement la riche culture de l’intérieur de l’île. Tout cela se fait dans un contexte authentiquement local et festif.
Sources
- Parco Nazionale del Gennargentu e Golfo di Orosei (parcogennargentu.it)
- Regione Sardegna – Sardegna Turismo (sardegnaturismo.it)
- Museo delle Maschere Mediterranee, Mamoiada (museodellemaschere.it)
- Autunno in Barbagia (autunnoinbarbagia.it)
- Tharros Archaeological Park (tharros.it)
- Buettner, D. – « The Blue Zones: Lessons for Living Longer from the People Who’ve Lived the Longest », National Geographic Society
- Ministero della Cultura – Scheda di Tiscali (vincoli.beniculturali.it)









